29 mars 2018 : visite des arènes de Nîmes

Ce jeudi après-midi, à l'invitation de la fondation Culturespaces, les élèves de 6e ENKI, accompagnés de M. BORIE et M. GUILLEMOT, ont visité les arènes de Nîmes.

 

 

A l'écoute de l'excellent guide Christian, les élèves sont transportés vers 100 apr. J.-C., pour assister à la construction de l'amphithéâtre de Nemausus, bâti 20 ans après le Colisée de Rome.

Pour l'occasion, Mehdi, rebaptisé Claudius par notre guide, est un riche habitant de Nemausus qui s'apprête à financer l'organisation de jeux dans l'amphithéâtre. Il va rapidement rentrer en contact avec Nathan, proclamé laniste, autrement dit vendeur de gladiateurs. 

 

 

 

 

Autour de la maquette de l'amphithéâtre, les élèves découvrent les 34 rangées de gradins de la cavea où se répartissent les 24 000 spectateurs qui vont pouvoir assister au spectacle. Répartis selon leur rang social, les riches en bas, les femmes et esclaves en haut, ils ont tous une très bonne visibilité sur la piste, l’arena qui signifie le sable.

 

 

 

La journée de spectacle débute par les venationes. Ces chasses d'animaux sauvages se déroulent le matin. A Nemausus, on se contentera d'ours, de taureaux, de sangliers, de chiens et de lièvres. Les animaux plus exotiques comme les lions, éléphants ou girafes ne sont certainement jamais arrivés jusqu'à notre cité.

Le midi est consacré aux excécutions de condamnés à mort. Sympathique comme animation...

Puis arrive l'après-midi et ce spectacle que tout le monde attend : le gladius ou combat de gladiateurs. Ces derniers sont les véritables stars de l'époque, d'origine esclave ou libre. Chacun dispose d'armes et de protections particulières : certains soutiendront le secutor, d'autres le retiaire ou bien le thrace...

Attention aux idées reçues ! La mise à mort du gladiateur à terre n'arrive quasiment jamais. Elle couteraît beaucoup trop cher à l'organisteur de ces jeux. De plus, on oublie également le pouce levé ou baissé pour la vie ou la mort : ceci est une invention des studios de cinéma américain qui se sont inspirés d'une peinture célèbre du XIXe siècle. 

 

Les élèves montent ensuite les nombreux escaliers de l'amphithéâtre. Dans les coins, une pierre trouée indique l'emplacement des toilettes de l'époque, ce qui fait rire tout le monde. Puis, ils arrivent dans le "poulailler" nom donné aux derniers gradins d'où certains des apprentis romains parviennent à dépasser leur vertige. 

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde redescend ensuite dans le vomitorium du bas. Notre guide termine cette superbe visite par l'explication des symboles de la ville. Pour cela, un rôle est attribué à chacun : Clément devient Marc-Antoine, Arthur se transforme en Octavien, Mike en Agrippa et Anissa en Cléopâtre. Finalement, on comprend que le jeune Octavien remporte une célèbre bataille contre Marc-Antoine à Actium en 31 av. J.-C.. Pour récompenser ses hommes, le jeune Octave leur attribue des terres qui correspondent au territoire de notre ville où vivaient déjà des Gaulois appelés Volques Arécomiques. Afin de célébrer la victoire de leur chef devenu empereur sous le nom d'Octave Auguste, ils crééent ce symbole montrant l'Egypte de Cléopâtre et Marc-Antoine soumise à Rome, d'où le crocodile attaché au palmier.

  

 

 

 

 

En sortant des arènes, les élèves découvrent le bas-relief de la louve qui regarde les deux jumeaux : Remus et Romulus, futur fondateur de Rome selon la légende.

 

 

 

 

 

Une dernière photo devant la statue de Nimeno II et cette belle après-midi de visite s'achève.